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LETTRE AUX ACTIONNAIRES - MARS 2008






Madame, Monsieur, Cher(e) actionnaire,

L’année 2007 a enregistré une nouvelle progression des résultats de Wendel qui traduit la qualité de nos actifs ainsi que la capacité de notre Groupe à développer ses filiales et participations. Le résultat net part du Groupe s’établit à 879 M€. Le résultat net des activités s’élève à 408 M€, en progression de 13%. Toutes les sociétés du Groupe ont contribué à la qualité des résultats de cet exercice : elles affichent une croissance organique moyenne de 7%.

L’année 2007 a été marquée par ailleurs par une importante évolution de notre Groupe.

D’abord, le succès de l’introduction en bourse de Bureau Veritas en octobre 2007 dont Wendel reste l’actionnaire de contrôle avec 63% du capital. C’est une belle étape de développement pour Bureau Veritas dont l’objectif est de doubler de taille à l’horizon des cinq prochaines années. L’introduction en bourse a apporté 1,2 Md€ à Wendel.

Par ailleurs, Wendel a investi dans Saint-Gobain pour en devenir l'actionnaire principal. Constatant tout au long de l’année 2007 que les valorisations des investissements dans le secteur non coté étaient devenues excessives, Wendel a privilégié, dans la continuité de son métier d’actionnaire professionnel de long terme, l’acquisition d’une position d’actionnaire principal dans une grande société cotée. En devenant premier actionnaire de Saint-Gobain avec plus de 20% du capital, Wendel a pris une position solide et de long terme dans un groupe diversifié et de grande qualité, leader mondial du marché des matériaux de construction et de leur distribution. Wendel est convaincue, malgré un environnement conjoncturel plus difficile, que Saint-Gobain, comme Legrand hier, ou Bureau Veritas il y a 12 ans, recèle d’importants potentiels de développement, notamment dans les pays émergents et sur le segment des produits liés aux économies d’énergie. Notre objectif est de soutenir la stratégie mise en oeuvre par le Directeur Général de Saint-Gobain, et de contribuer à la réalisation de ses projets tout en lui apportant une stabilité actionnariale.

Wendel se réjouit d’avoir déterminé avec le Conseil d’administration de Saint-Gobain les modalités de sa participation à la gouvernance du Groupe. Ces modalités reconnaissent son rôle actif dans la stratégie et la recherche de potentiels d’amélioration et lui donnent les moyens d'exercer son rôle d’actionnaire principal avec un poids significatif en Assemblée générale et en Conseil. Wendel sera ainsi représentée au Conseil d'administration de Saint-Gobain par trois administrateurs, dont les deux premiers, Bernard Gautier et moi-même dès le mois de juin 2008.

Par ailleurs, au sein d’un Comité stratégique créé à notre demande, nous pourrons examiner le plan stratégique et tous les potentiels d’amélioration dans un souci de développement et de création de valeur. Enfin, un administrateur de Wendel siègera au Comité des mandataires.

Wendel a commencé ses achats de titres Saint-Gobain en septembre 2007 à un prix moyen d'environ 72 €. Avec le mouvement de recul des marchés, amplifié par le jugement négatif porté sur le secteur de la construction, l’action Saint-Gobain s’établit aujourd’hui autour de 50 €. Wendel a structuré ses financements afin de porter sa participation jusqu’à un maximum de 21,5% du capital de Saint-Gobain, tout en optimisant son profil de risque. Pour 21,5% du capital, l’investissement en titres sera de l’ordre de 5,5 Mds€. Wendel a investi sur ses ressources propres 1,6 Md€ pour l’achat des titres et des protections contre la baisse du cours. En ligne avec sa stratégie long terme, Wendel a mis par ailleurs en place des financements sans recours sur Wendel d'un montant de 4,3 Mds€, sur une période de trois à cinq ans, tout en assurant au Groupe une liquidité très élevée.

Dans le même temps, notre Groupe a continué à se développer puisque nos filiales ont réalisé 30 acquisitions cette année pour environ 760 M€. Ces acquisitions viennent conforter les positions de leader de nos participations et amplifier leur développement futur, notamment sur les marchés émergents.

Le cours de bourse de Wendel qui a été affecté par la crise financière a néanmoins a été multiplié par 3 sur les cinq dernières années, le CAC 40 ayant progressé deux fois moins vite sur la même période. Compte tenu de la croissance du résultat net des activités qui traduit la bonne performance de toutes les sociétés du Groupe, Wendel proposera à l’Assemblée générale du 9 juin prochain un dividende ordinaire de 2 €.

Depuis fin 2007, la situation économique aux Etats-Unis, et dans une moindre mesure en Europe, s’est brutalement dégradée en raison de la crise financière née des défauts de paiement des crédits immobiliers américains. Cette détérioration du système financier international a créé un climat d’incertitude entraînant une baisse généralisée des marchés actions à laquelle Wendel n’a pas échappé. Dans un environnement plus incertain et plus difficile, la diversification de nos filiales et participations, la dynamique de leurs politiques commerciales et d’innovation, et la bonne orientation de leurs stratégies d’acquisition, constituent plus que jamais des atouts essentiels. Nous pensons que notre modèle de développement, la qualité de nos actifs, ainsi que notre stratégie de renouvellement et de diversification de notre portefeuille, devraient nous permettre de réaliser en 2008 une nouvelle année de croissance. Je vous remercie de votre confiance.

Jean-Bernard Lafonta
Président du Directoire















En 2007, Bureau Veritas a enregistré une forte croissance de son chiffre d’affaires (+12%) pour atteindre 2 067 M€. La croissance organique est forte +10% et résulte d’une forte progression des divisions Marine, Industrie, Services aux Gouvernements & Commerce International, Biens de Consommation et Certification. Les variations des taux de change ont eu un impact négatif de 3% sur la croissance, résultant du renforcement de l'euro. Le résultat opérationnel ajusté s’élève à 312 M€ en 2007 (+16% sur 2006). La marge opérationnelle ajustée atteint 15,1% après 14,5% en 2006.

En 2007, Bureau Veritas a poursuivi sa croissance externe et confirmé son leadership en matière de consolidation de son industrie avec l’acquisition de 16 sociétés représentant un chiffre d’affaires annuel de l'ordre de 260 M€. L’acquisition de CCI Holdings a permis à Bureau Veritas de doubler de taille en Australie et grâce à la prise de contrôle à 100% d’ECA, Bureau Veritas a pris une position de leader en Espagne dans les services d’inspection et de vérification en-service, les services à l’industrie, la certification et le contrôle technique des bâtiments. Au total, les acquisitions en 2007 ont contribué à hauteur de 5% à la croissance de Bureau Veritas.

Bureau Veritas qui possède un portefeuille d’activités diversifiées, par métier, par marché et par zone géographique, limite sa sensibilité aux cycles économiques. L’exercice 2008 s’inscrit dans les objectifs annoncés d’un doublement du chiffre d’affaires à l’horizon 2011 par rapport à 2006, sur la base à la fois d’une croissance organique moyenne de 8%, d’acquisitions, d’une amélioration de la marge opérationnelle et d’une croissance moyenne annuelle du résultat net de 15% à 20%.

Bureau Veritas estime que, sur la base du périmètre à fin décembre 2007 (hors acquisitions réalisées en 2008) et à taux de change constants, la hausse du chiffre d’affaires et du résultat opérationnel ajusté de l’exercice 2008 devrait être supérieure à 15% par rapport à 2007.

Les perspectives de croissance externe sont également très positives et Bureau Veritas a d’ailleurs annoncé début février la signature d’un accord en vue d’acquérir le leader chilien Cesmec (21,5 M€ de chiffre d’affaires en 2007).


Legrand a réalisé en 2007 d’excellentes performances : le chiffre d’affaires est en forte progression, +10,5% par rapport à 2006, pour atteindre 4 129 M€. La croissance organique est très soutenue à +8,6% et les acquisitions contribuent pour 3,6% à la croissance du groupe.

Le résultat opérationnel ajusté récurrent progresse de +14,4% pour atteindre 732 M€. Enfin, le résultat net, en très forte augmentation par rapport à 2006, s’est établi à 421 M€ en 2007.

Facteur récurrent de développement du groupe la croissance externe autofinancée, s’est encore accélérée en 2007. Ces acquisitions très ciblées donnent notamment à Legrand l'accès aux marchés en pleine expansion des pays émergents. Le chiffre d’affaires dans ces pays a progressé en 2007 de +18% à structure et taux de change constants contribuant ainsi à environ 50% de la croissance organique du groupe et augmentant également l'exposition du groupe sur les marchés tertiaires et industriels. Pour 2008, le groupe a d’ores et déjà annoncé l’acquisition de PW Industries, spécialiste nord-américain du cheminement de câbles destiné aux secteurs tertiaires et industriels.

Grâce à la forte croissance des résultats et à la maîtrise des capitaux employés, le cash-flow libre progresse en 2007 de 21% et s’élève à 553 M€, soit 13% des ventes. Pour la quatrième année consécutive le cash-flow libre représente donc sensiblement plus de 10% du chiffre d’affaires, contre 6% historiquement, traduisant l’amélioration structurelle de la capacité de Legrand à générer de façon récurrente un niveau de cash flow libre très significatif.

La performance réalisée en 2007 illustre le changement structurel de modèle économique de Legrand, combinant solidité financière accrue et accélération tangible du rythme de croissance. Pour 2008, compte tenu du ralentissement économique et en l’absence de changements conjoncturels majeurs sur ses marchés, Legrand est confiant dans sa capacité à faire croître son chiffre d’affaires de 7 à 9% hors effet de change et après prise en compte des acquisitions, et à atteindre sur la même période une marge opérationnelle ajustée proche de celle réalisée en 2007.

La croissance s’est accélérée en 2007 avec un chiffre d’affaires en hausse de 16%. Cette croissance est tirée par le dynamisme et la notoriété croissante de la voie sublinguale qui progresse de 21%. Elle a concerné l’ensemble des marchés et l'augmentation significative du nombre de nouveaux patients, en particulier en France et en Allemagne, en est le principal vecteur.

Ce bon niveau d’activité a permis de dégager un résultat opérationnel avant R&D de 49,1 M€, en progression de 19% et un résultat opérationnel de 25,3 M€ en progression de 9%. Le résultat net part du groupe s’élève à 16,3 M€, en progression de 12% sur l’exercice 2006. Ces bons résultats se sont produits dans un contexte de forte augmentation des frais de R&D (+32%), et des frais commerciaux (+20%) liés au programme comprimés. Le maintien d’une forte marge de rentabilité nette permet de générer un cash-flow libre toujours largement positif de +6,5 M€ et de diminuer l’endettement financier net de 14% à 10,4 M€.

Le budget de R&D représente plus de 16% de son chiffre d’affaires. Précurseur et leader des traitements de désensibilisation par voie sublinguale, Stallergènes conduit un programme ambitieux de développement dont l’objectif est de proposer le traitement par comprimés. Ce programme de comprimés de désensibilisation sublinguale Oralair® comprend trois produits (pollens de graminées, pollens de bouleau, acariens) ; il permettra de traiter les principales allergies concernant environ deux patients sur trois en Europe. Oralair® Graminées, dont l’efficacité et la bonne tolérance ont été validées par les résultats d’une étude clinique chez l’adulte et d’une étude clinique chez l’enfant finalisée fin 2007, fera l’objet d’une procédure de reconnaissance mutuelle auprès de la plupart des pays européens, une fois l’enregistrement obtenu auprès des autorités de santé en Allemagne.

Stallergènes prévoit pour 2008 une nouvelle progression de son activité (> 10%) et de son effort de R&D, qui devrait représenter en 2008 de 17% à 18% de son chiffre d’affaires.

Au sein d’un marché stable, Editis a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de 760 M€, surperformant ainsi le marché grâce à une croissance organique de +2,5%. Editis a de nouveau en 2007 augmenté de façon significative son résultat opérationnel (+16%), lui permettant d’atteindre une profitabilité de 12,2%.

Cette bonne performance est obtenue grâce à la progression des trois segments d’activité, la Littérature, l’Education et la Diffusion & Distribution qui bénéficie des nouveaux contrats signés avec des éditeurs tiers, renforçant ainsi l’activité d’Interforum.

En 2007, Editis a poursuivi une politique d’acquisitions active en réalisant l’acquisition du groupe belge De Boeck, des Editions Gründ et de la société Paraschool. Avec DNL, acquis en 2006, ces acquisitions contribuent à la progression du chiffre d’affaires consolidé (+9%) et compensent l’incidence de l’arrêt du contrat de distribution universitaire transféré au groupe Lagardère au 1er janvier 2007 (-10%). Ces acquisitions confortent les trois activités du Groupe et prouvent son dynamisme ainsi que sa capacité à anticiper les évolutions du marché.

En 2007, Editis s’est doté des ressources en compétences et en moyens pour relever le défi du numérique et développer les processus, les produits et les services qui le placeront en position concurrentielle à tous les étages de la chaîne éditoriale depuis l’auteur jusqu’au lecteur.

Le début de l’année 2008 est marqué par une nouvelle organisation des maisons du Groupe Editis. Après les Editions Gründ et les Editions First, les Editions Perrin et les Presses de la Renaissance se sont rapprochées. Hemma a également rejoint le groupe Place des éditeurs et sa nouvelle branche jeunesse. Au-delà des complémentarités éditoriales, ces rapprochements permettront aux maisons d’acquérir la taille et les moyens nécessaires à leur développement.

En 2008, Editis entend poursuivre la croissance organique grâce au développement de nouveaux territoires éditoriaux, à la signature de nouveaux contrats de diffusion-distribution et aux opportunités liées au numérique. Editis aura également pour ambition de saisir toute opportunité d’acquisition permettant de renforcer son activité.

La production de pétrole et de gaz d’Oranje-Nassau s'établit à 5,4 millions de barils, en progression de 8% par rapport à celle de l'année précédente. Cet accroissement est lié à la mise en production du champ pétrolier de Buzzard, situé sur le plateau continental britannique. Ce lancement réussi à largement compensé l'épuisement naturel des autres gisements de pétrole et de gaz en exploitation et le retard de la mise en production des champs de Janice et de Cook. Le chiffre d'affaires de l'Energie s'élève à 243 M€, en hausse de 5% par rapport à 2006.

La stratégie reste inchangée : le groupe ne fait pas d'exploration, activité trop risquée, et ne s'intéresse qu'à l'acquisition de champs déjà en activité.

En juillet 2007, Oranje-Nassau a conclu un accord avec Devon Energy International en vue d'acquérir pour 206 M$ tous ses actifs pétroliers situés au large du Gabon, sous réserve de l'agrément des autorités gabonaises. Ces champs devraient accroître d'environ 15% la production de ce groupe.

A l'inverse, des opportunités de cession se sont présentées et Oranje-Nassau a signé un accord pour céder la moitié de ses intérêts, soit 9,1% sur les 18,2% qu'elle détient dans le champ pétrolier de Janice, situé sur le plateau continental britannique. Intervenue en janvier 2008, cette cession et la plus-value correspondante seront inscrites dans les comptes de l'exercice 2008.

Au cours du premier semestre 2007, jugeant l'environnement favorable, Oranje-Nassau a pris la décision de céder son pôle immobilier, environ 67 000 m2 de bureaux et surfaces commerciales. La transaction s'est effectuée en octobre et la plus-value nette après impôt s'élève à 51 M€. En plus de son activité traditionnelle dans l'Energie, Oranje-Nassau développe depuis 2006 une activité d'investissement aux Pays-Bas, prenant avec l'appui de Wendel, des participations dans des groupes ayant un fort potentiel de développement.
Oranje-Nassau avait acquis, en 2006, 8% du capital d'AVR a côté de KKR et CVC Partners. AVR, première société de traitement de déchets aux Pays-Bas, a fait l'acquisition de Van Gansewinkel confortant ainsi sa place parmi les premières sociétés européennes de ce secteur.

L’accroissement de la production de pétrole doit se poursuivre en 2008 avec l’acquisition des champs pétroliers au Gabon. Le groupe est dans une situation favorable pour poursuivre ses investissements.



Saint-Gobain a connu en 2007 un niveau d’activité soutenu avec une croissance du chiffre d’affaires de 5,0% à données comparables (dont +3,7% en prix) pour atteindre 43,4 Mds€. Le résultat d’exploitation s’accroît de +10,6%, et de +11,4% à taux de change constants et la marge d’exploitation du Groupe s’établit à 9,5% du chiffre d’affaires, contre 8,9% en 2006 (4,1 Mds€).

Le Pôle Vitrage réalise la plus forte croissance du Groupe en chiffre d’affaires (+10,4% à données réelles ; +11,2% à données comparables). Cette croissance résulte d’une demande très soutenue, des augmentations de prix de vente réalisées dans le vitrage bâtiment, et de l’augmentation de la contribution des produits à plus forte valeur ajoutée.

Au sein du Pôle Matériaux Haute Performance (MHP), l’activité Céramiques, Plastiques & Abrasifs a réalisé une croissance interne de 4,5%, qui bénéficie de la bonne tenue de l’investissement et de la production industriels au niveau mondial.

Le chiffre d’affaires du Pôle Produits pour la Construction (PPC) progresse de +2,5% à structure et taux de change comparables, grâce à la croissance vigoureuse de la demande en Europe Occidentale et dans les pays émergents (77% des ventes au total), qui compense largement le recul du marché américain de la construction.

Le chiffre d’affaires réel du Pôle Distribution Bâtiment progresse de 10,8%, grâce aux acquisitions réalisées en 2006-2007 et à une croissance interne solide de +5,7%. L’activité est restée soutenue dans la plupart des pays d’Europe Occidentale. Les pays émergents restent très dynamiques et dépassent désormais un milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Le chiffre d’affaires du Pôle Conditionnement progresse de +5,5% à données comparables, grâce notamment à une hausse des prix de vente, sur fond de demande vigoureuse en Europe et dans les pays émergents.

L’autofinancement hors provision pour amendes Vitrage s’établit à 3 762 M€, en progression de +12,4% par rapport à 2006. Les investissements industriels augmentent de 3,7%, à 2 273 M€, et représentent 5,2% des ventes. L’autofinancement libre (autofinancement — investissements industriels) augmente de 28,8% et atteint 1 489 M€.

Les activités liées aux marchés de l’habitat en Europe (notamment Vitrage, Distribution, Aménagement Intérieur), ont bénéficié d’une forte demande, amplifiée par les nouvelles réglementations en matière d’économies d’énergie dans le bâtiment. Les pays émergents et l’Asie, où le Groupe réalise désormais 15% de son chiffre d’affaires et 19% de son résultat d’exploitation, ont continué à connaître une croissance très soutenue (+16,6%), pour l’ensemble des métiers du Groupe.

En 2007, Materis a connu une croissance soutenue et rentable avec un chiffre d’affaires de 1 817 M€, en progressin de +12% par rapport à 2006. Le résultat opérationnel ajusté s’élève à 228 M€ et la marge opérationnelle se maintient à 12,6% ; l’innovation, l’accroissement des prix et les gains de productivité compensent la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie. Materis continue de bénéficier d’un bon équilibre entre croissance organique et croissance externe.

Le chiffre d’affaires de l'activité Adjuvants (CHRYSO) s’élève à 201 M€ en croissance de 16,5% par rapport à 2006. L’activité Aluminates (KERNEOS), a réalisé une très bonne année 2007, avec une croissance de 10,8% du chiffre d'affaires (327 M€). L’activité Mortiers (PAREX GROUP) a réalisé de nouveau, une excellente année avec un chiffre d’affaires de 552 M€ soit une croissance de 13,2% par rapport à 2006 et ce, malgré le recul du marché de la construction individuelle aux USA. L’activité Peintures (MATERIS PAINTS) affiche un chiffre d’affaires de 748 M€, en croissance de 10,5% par rapport à 2006, bénéficiant d’un marché en France plutôt bien orienté et d’un retournement de tendance favorable en Espagne et au Portugal.

En 2007, Materis a réalisé une douzaine d’acquisitions dans ces quatre métiers pour un montant total de 77 M€. Trois acquisitions au Brésil, en Argentine et au Chili, ont conforté les positions de Materis dans les mortiers en Amérique du Sud. Son entrée en Turquie avec l’acquisition de GESER (mortiers colles) ainsi que le rachat du cinquième acteur marocain de la peinture décorative pour MATERIS PAINTS accélèrent la croissance du groupe dans les pays émergents où Materis réalise 18% de son chiffre d‘affaires. PAREX GROUP entre en Grande Bretagne sur le métier des mortiers spéciaux, à forte valeur ajoutée avec le rachat de TEC ROC. Materis consolide ses positions dans les mortiers et les adjuvants en Amérique du Nord en constituant une plateforme de développement avec le rachat de MERKOTE / Q.E.P Stone (mortiers colles aux USA), et PROMIX Technologies (adjuvants aux USA).

Un grand nombre de produits & services ont été lancés dans les quatre activités de Materis pour fournir des produits à forte valeur d’usage, propres et faciles d’utilisation. Ainsi, CHRYSO a lancé la gamme de plastifiants nouvelle génération pour béton facilitant la mise en oeuvre des bétons courants, KERNEOS a lancé SECAR XeniomTM, produit qui améliore les bétons réfractaires en leur conférant plus de simplicité, de souplesse d’utilisation et plus de régularité, PAREX GROUP a lancé, en 2007, un enduit sans poussière et a développé cette technologie en Argentine et aux USA, ou encore MATERIS PAINTS a développé un certain nombre de nouvelles générations de peintures qui bénéficient du label écologique européen Ecolabel.

Dans des marchés en forte croissance dans les pays émergents, globalement stables en Europe, et en repli aux USA sur les marchés de la construction de maison individuelle, Materis est confiant dans sa capacité de poursuivre sa croissance grâce à des projets de développement interne et en saisissant les opportunités de croissance externe.


Au cours des 18 derniers mois, les équipes de Deutsch ont travaillé au regroupement des trois sociétés indépendantes américaine, française et anglaise. L'intégration de ces trois sociétés en un seul groupe mondial a représenté le grand challenge de l'exercice 2007.

Afin d’adapter le groupe à sa nouvelle taille, à son nouvel environnement et à ses nouveaux challenges, Deutsch s’est réorganisée en juillet 2007 autour de 2 divisions, Division Industrie "DI" et Division Aéronautique & Transports "DAT".

Cette réorganisation a conduit à mettre en place un siège pour le Groupe et à développer plusieurs fonctions transversales afin d'optimiser l'intégration du Groupe et amplifier son potentiel. Le Groupe s’est par ailleurs doté de systèmes d'informations et de reporting centralisés et plus efficaces.
Le Groupe réorganisé s’est fixé deux objectifs :
- le développement d'une gamme complète de produits par division,
- une meilleure couverture géographique de ses clients.
Globalement, la croissance organique pour l'exercice 2007 est de 4%.

La Division Aéronautique & Transports a connu une forte croissance organique (+10%), grâce aux premiers résultats de la stratégie de cross marketing, notamment aux USA. Ainsi, la D-Easy, produit développé et fabriqué en France, est maintenant commercialisée chez Boeing.

La Division Industrie est restée stable malgré un recul anticipé de 50% du marché américain des poids lourds lié à un changement des normes d'émission (règlement environnement) qui avait entraîné le passage, par anticipation en 2006, de nombreuses commandes. La croissance de l'activité en Europe a été très bonne. Enfin, les marchés des machines agricoles et de la construction ont été tirés en avant par l'Asie et l'ensemble des pays émergents.

Dans le cadre de la stratégie de recentrage du Groupe sur la fabrication et la distribution de connecteurs de haute performance, Deutsch a réalisé trois opérations début 2008 : l'acquisition de 60% de Ladd, distributeur des produits de la Division Industrie sur le territoire américain ; l'acquisition de 50% de Servo Interconnect, société implantée en Grande-Bretagne, distributeur de connecteurs pour les sports automobiles dont elle détenait déjà 50%. Par ailleurs, Deutsch a cédé son activité de Relais jugée non stratégique.

Les mesures prises en 2007, notamment le programme d’optimisation des achats, produiront leur résultat dès 2008. Deutsch est maintenant dans une position favorable pour accélérer sa croissance et améliorer ses marges.


Après un ralentissement de la croissance au premier semestre dans une conjoncture peu porteuse, la croissance organique au deuxième semestre s'élève à 3% portée par la bonne progression des revêtements haute performance (Permuthane) et de la division Produits chimiques en Asie. Sur l'ensemble de l'année, la croissance organique est de 1% et le chiffre d'affaires s'élève à 311 M€.

Stahl bénéficie historiquement d'un taux de conversion du résultat brut d'exploitation en cash élevé, supérieur à 70%, du fait d'investissements limités et d'une gestion stricte du besoin en fonds de roulement. Ce taux de conversion déjà élevé s'est encore amélioré pour être porté à plus de 90%, grâce aux mesures prises pour réduire davantage le besoin en fonds de roulement.

La Direction de Stahl a mis en place un plan pour faire évoluer l'organisation de la société et donc réduire les frais fixes. Ces mesures destinées à améliorer la marge opérationnelle porteront pleinement leurs fruits en 2008. Le nouveau Président Directeur Général, Huub van Beijeren, a fait évoluer l'organisation de la société en la simplifiant et il a centralisé les fonctions production, achat et logistique et nommé un directeur pour chacune de ces trois fonctions. Les actions menées afin de réduire les coûts ont débuté en juin et portaient essentiellement sur l'Europe et les Etats-Unis. Le montant de la réduction des frais de fonctionnement, non compris les amortissements et dépréciations, porte sur 4 M€ pour le deuxième semestre de 2007.

Un nouveau directeur pour la Chine a été nommé afin de conduire une politique d'expansion sur ce très important marché et d'accélérer le développement de la nouvelle usine de Suzhou. Cet investissement de 17,5 M$ permet à Stahl de pénétrer de nouveaux marchés jusqu'alors difficilement accessibles du fait des barrières douanières et des coûts de transport et de livraison élevés. Les tests de production se sont déroulés au cours du premier semestre et les ventes ont vivement démarré au deuxième semestre. En outre, les effectifs de la force de vente ont été doublés au cours des deux dernières années dans cette région, reflétant les efforts continus pour accroître ses parts de marché.

Stahl est en situation de tirer pleinement partie de la restructuration de 2007, d'amplifier la croissance dans la zone Asie et d'optimiser encore la gestion de son besoin en fonds de roulement. Stahl est maintenant mieux placée que ses principaux concurrents pour saisir les différentes opportunités offertes tant par le marché des produits de finition pour le cuir que des revêtements de haute performance.















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Lettre aux actionnaires - Septembre 2006
Lettre aux actionnaires - Septembre 2006 (version Flash)
Lettre aux actionnaires - Mars 2006
Lettre aux actionnaires - Mars 2006 (version Flash)
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Lettre aux actionnaires - septembre 2004
Lettre aux actionnaires - mars 2004
Lettre aux actionnaires - septembre 2003
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