L'ESPACE PRESSE
WENDEL Investisssement

Jean-Bernard LAFONTA
Président du directoire

Je vous remercie d’être venus si nombreux à cette journée consacrée à la présentation des sociétés non-cotées du groupe WENDEL. Vous savez que nous faisons preuve de la plus grande transparence en tant que société cotée et, tous les ans, nous procédons à la présentation des sociétés non cotées de notre groupe. Cette présentation est effectuée par les responsables des sociétés concernées, qui contribuent chacun à créer de la valeur pour l’ensemble du Groupe. Nous pensons qu’il est important de les entendre, car c’est dans leur société que se joue la stratégie de WENDEL.

C’est aussi  l’occasion pour nous de faire un bilan des actions engagées entre fin 2001 et fin 2006. Pour ce qui concerne WENDEL, nous avons transformé une société qui était une holding en une société d’investissement qui constitue un modèle performant, à tel point que certains fonds cherchent maintenant à s’introduire en Bourse pour disposer de capacités similaires aux nôtres. 

I. Les réalisations engagées entre 2001 et 2006

En 2002, nous avons précisé notre stratégie en indiquant que nous voulions nous concentrer sur des acquisitions d’une certaine taille (au-delà de 100 millions d'euros), nous placer en situation de contrôle, céder les sociétés dans lesquelles nous n’avions pas cette position de leader, identifier la croissance organique et externe des sociétés dans lesquelles nous étions présents. Ainsi, 2,2 milliards d'euros de fonds propres ont été investis au cours des cinq dernières années, soit 6,4 milliards d'euros de valeur d’entreprises, ceci dans six sociétés : Bureau Veritas, Legrand, Editis, Materis, Deutsch et Stahl. Toutes ces sociétés ont des positions de leader sur leurs marchés et sont caractérisées par de bonnes perspectives de croissance. Nous avons procédé à la cession de sociétés dans lesquelles nous n’étions pas en position de contrôle, pour 2,3 milliards d'euros. Aujourd’hui 96% des sociétés du Groupe sont contrôlées. Enfin, nous avons investi 1,2 milliard d’euros dans les sociétés dans lesquelles nous étions déjà présents : Bureau Veritas, Legrand, Editis. Ces investissements présentent une forte rentabilité car ils créent des synergies industrielles, ces investissements s’apprécient dans la durée et leurs potentiels de développement sont réels.


Plusieurs acquisitions ont donc été réalisées entre 2002 et 2006 : trois d’entre elles ont leur siège social hors de France et la plupart ont une position mondiale (hors Editis dont la position est essentiellement française). WENDEL a ainsi acquis une forte expérience en termes de cessions, d’acquisitions et de développement. En 2001, WENDEL était une société holding, avec des participations minoritaires. Maintenant, notre physionomie est très différente et nous sommes en contrôle partout – y compris dans Legrand. S'agissant de la répartition du chiffre d’affaires consolidé en proportionnelle du groupe WENDEL on constate que nous sommes très diversifiés à la fois en termes géographiques -nous sommes présents de façon équilibrée en France, en Europe et dans le reste du monde-, en termes de sociétés ainsi qu’en termes de répartition entre les activités de services et les activités industrielles.


Quelques éléments clés peuvent être retenus. Tout d’abord, nous avons constitué un modèle d’entreprise efficace, notre marque est reconnue en France et commence à exister en Europe. Nous sommes donc une société d’investissement diversifiée et mondiale, et nous avons la capacité à nous projeter hors de France : les récentes acquisitions de Deutsch et Stahl le montrent parfaitement. Notre modèle est un modèle de long terme, et nous sommes en mesure de créer de la valeur car long terme ne signifie pas plus faible profitabilité. Notre action a crû ainsi de +244% entre 2001 et 2006, ce qui nous place parmi les meilleures performances boursières d’Europe.

II. Résultats financiers

L’actif net réévalué du Groupe a progressé de 38% entre 2005 et 2006, pour atteindre 107 euros. Plus généralement, il convient de noter que l’ensemble des indicateurs ont progressé de manière équilibrée au cours de l’année écoulée ; le cash disponible s’élève à 700 millions d'euros, et nous avons un crédit syndiqué d’un milliard qui n’est pas tiré. L’actif net réévalué a baissé en 2002, mais a augmenté à nouveau depuis et il a ainsi doublé sur une période de cinq ans. Si nous comparons notre performance à celle des marchés boursiers, l’on s’aperçoit que notre sur-performance par rapport au CAC 40 est régulière sur la période d’environ +15 points. La création de valeur a été de 90 euros par action, ceci incluant les dividendes versés en cash (six euros). L’essentiel (70%), provient du développement industriel, c'est-à-dire la croissance et l’amélioration de la profitabilité des sociétés dans lesquelles nous sommes. Ce fait mérite d’être souligné, car il traduit bien notre stratégie s’inscrivant dans la durée.

III. Nouvelle ambition


Quelques enseignements et objectifs peuvent être tirés. Notre marque est forte en France et fondée sur une approche de long terme. Nous comptons faire de même hors de France. Si nous voulons être capables de trouver des investissements de qualité, nous devons élargir le spectre des acquisitions potentielles Pour cela nous comptons nous appuyer sur notre présence aux Pays-bas et nous projeter dans d’autres pays lorsque des acquisitions intéressantes se présentent. Ainsi, nous regardons les forces ayant fait notre succès : rester sélectifs, continuer à adopter une posture de long terme, et venir en soutien de stratégies industrielles en investissant dans des sociétés exerçant un leadership mondial. Nos ambitions, d’ici 2012, sont les suivantes : nous voulons investir 3 milliards d'euros de fonds propres, en nous concentrant sur des sociétés dont la valeur d’entreprise dépasse le milliard d’euros et qui présentent des potentiels de développement importants. De surcroît, elles doivent présenter une stratégie industrielle nous intéressant. Dans les sociétés que nous possédons, nous comptons investir deux milliards d'euros au cours des prochaines années pour accélérer leur croissance. Ainsi, la valeur intrinsèque du Groupe devrait doubler dans les cinq prochaines années. Notre politique en matière de dividendes restera très active, avec une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 15%.